INTERVIEWS PLANAS PARADE

Moustapha
surveillant de cantine
Mme Trastour
institutrice
Mme Agnelli
Commerçante
 Les Melines
retraités
 Le quartier
Las Planas

  
Moustapha est surveillant de cantine dans l’école. Il est également un ancien élève de Las Planas et à ce titre a été interviewé par les reporters du journal de l'école

PLANAS PARADE : En quelle année es tu né ? 
Moustapha - En  1974
Quel âge as tu ? - 24 ans 
Quels instituteurs as tu eu ? 
- Decarlis,  Nicoletti  et  Dauver 
As tu un bon souvenir de cette école ?  - Oui très très bon. 
Comment étaient les surveillants de cantines ? 
- Ils  etaient  très sévères  et  pas  très jeunes. 
Les filles étaient-elles avec 
les garçons ? - oui
Y avait-il des yoyos ou d'autres jeux ? 
- Non, il y avait surtout des billes et les filles jouaient a l’élastique et la corde à sauter. On ne pouvait même pas jouer avec un ballon en mousse!!! 
 

Qu’écoutais tu comme musique ?
- J’écoutais le new jack,le funk et le rap
Faisais-tu du base-ball ?
- Non, on faisait surtout du ballon prisonnier et des jeux collectifs. 
Est ce que c’est  difficile de devenir animateur ? 
- Oui, c’est assez difficile parce que je connais presque tous les élèves.Il faut avoir du recul avec eux pour se faire obéir
Y avait il des bagarres dans la cour ? 
- Oui il y en avait beaucoup, les filles et les garçons se battaient même ensemble. 
Faisais tu des fètes? 
- Oui il y avait beaucoup de fêtes. Chaque classe présentait un spectacle aux autres classes. 
Avais tu une petite amie ? 
- Oui, mais ça c’est personnel . 
Quel est ton plus mauvais souvenir? 
- C’est quand j’ai reçu un coup  de règle sur le boût des doigts, cela faisait très mal.  . 
Est-ce que tu aimes travailler dans cette école? 
- Oui , parce que ça me rappelle des souvenirs d’enfance. 
 Est-ce que tu partais en classe verte ou en classe de neige ? 
- Non les instits ne sortaient pas beaucoup. Nous faisions juste une rencontre d’athlétisme en fin d’année au stade de l’Ouest. 
Etais tu bon en classe ? 
- Non, j’étais un vrai cancre 
 

 Propos enregistrés et retranscrits par Alicia, Julien C, Jérémy, Julien R (CM1) Sommaire


 
  
Les anciens élèves de l’école.   
Mme TRASTOUR est enseignante dans notre école depuis la rentrée. Elle y a aussi été élève pendant trois ans. Les journalistes de Planas Parade ont voulu en savoir un 
peu plus sur l’école 25 ans en arrière. Sommaire

PLANAS PARADE  En quelle année étiez vous à Las Planas ? 
- J’étais élève en 72 , 73 et en 74. 
P.P.   Quels maitres ou maitresse avez vous eus ?
- J’ai eu Mme Giraud. Mr Decarlis était déjà là, mais je ne l’ai pas eu. 
P.P.  En avez vous un bon souvenir ?
 - Oui j’ai un bon souvenir de  cette école et aussi du quartier, il y avait un petit jardin en bas de l’immeuble où on allait jouer. Ma mère me surveillait. 
P.P.  Les filles étaient -elles avec les garçons ?
- Non  ,les cours étaient séparées. 
P.P.  Y avait-il des yoyos ? 
- Oui il y en  avait mais pas aussi perfectionnés. Les filles jouaient surtout à l’élastique. 
P.P.   Qu’écoutiez vous comme musique ? 
- J‘écoutais les  tubes  des  années 70,  Claude François, Alain  Chamfort, Sheila . 
P.P.  Faisiez vous du base ball ? 
- Non  nous  ne  faisions pas de sport  à  l’ école, mais je faisais de la danse à l’extérieur. 
 

 P.P.  Est ce que c’est  difficile de devenir institutrice ? 
- Oui  il faut beaucoup de volonté,  je voulais faire ce métier depuis que j’étais toute petite. J’aimais beaucoup le français. J’ai fait une maitrise de lettre. 
P.P.  Y avait t-il des bagarres dans la cour ? 
- Oh pas plus que maintenant. Les filles ne se 
battaient pas en tout cas et moi jamais. 
P.P.  Faisiez vous des fètes ?
 - Oui  nous faisions des fêtes .Je me rappelle d’une fête  de fin  d ‘ année  où  nous étions déguisées en  chinoises . Il y avait des kermesses avec des chants et des danses 
P.P.  Aviez un petit amoureux ? 
- Oui il s’appelait Michel . Il me mettait des petits mots dans ma boite aux lettres. 
P.P.   Quel est votre plus mauvais souvenir ?
- C’est un maitre, qui était fou furieux, qui avait balancé par la fenêtre mon plumier en bois que j’aimais beaucoup et il s’était cassé. Ma mère ne disait rien, elle était toujours d’accord avec les maitres et doublait les punitions quand j’en avais. J’ai reçu une éducation assez stricte. 
P.P.   Est ce que vous aimez travailler dans cette école
- Oui beaucoup, c’est une école très sympa 
et il y a beaucoup moins d’élèves, c’est plus tranquille. 

Propos enregistrés pour le journal et retranscrits par Hindy, Celia et Cindy. (CM2) Sommaire


 
 
 
  
REPORTAGE : RETOUR DANS LE PASSE ... 
AU DEBUT DE L’ANNEE, NOS REPORTERS SONT ALLES ENQUETER DANS LE QUARTIER ET INTERROGER LES ANCIENS SUR LEUR MODE DE VIE IL Y A 50 ANS. 
 ILS ONT ETE CHALEUREUSEMENT ACCUEILLIS PAR MONSIEUR ET MADAME MELINE QUI  SONT NES SUR LA COLLINE . 
ILS ONT DECOUVERT UNE PETITE FERME , DES BEBES LAPINS, DES POULES ET “POMPONNETTE “ UN MAGNIFIQUE MOUTON 

INTERVIEW DE MR ET MME MELINE  Sommaire

Planas.Parade : Pourriez-vous nous dire votre âge ? 
Madame Meline - J’ai 66 ans. 
P.P : Depuis quand habitez-vous le quartier ? 
- Je suis née dans le quartier. 
P.P.: Où alliez-vous à l’école ?
- J’allais à l’école St Sylvestre. L’école Las Planas n’existait pas. 
P.P : Quels moyens de transport utilisiez-vous ? 
- On allait à pied mon petit. Nous mettions une demi-heure pour descendre et une autre pour remonter. 
A l’époque le Vallon obscur n’était pas goudronné. C’était le ruisseau qui passait : on marchait dans 
l’eau : on n’était pas gâté comme vous autres ! ” 
P.P : Les H. L.M étaient-ils déjà construits ?
- Ah non, ce n’était pas construit. 
P.P : Qu’y avait-il à la place ? 
- Il y avait des champs d’artichauts et de belles fermes où on élevait du bétail (des vaches, des poules, 
des moutons). 
P.P : Les commerçants étaient-ils déjà là? 
- Non,  à la place il y avait une grande ferme. A Batéco, il y avait un moulin à huile. 
P.P : Où alliez-vous faire vos courses ? 
- Et bien , nous allions à St Sylvestre. Les parents nous donnaient la liste des courses et nous les 
remontions en revenant de l’école. 
P.P : Quel a été le premier commerçant à s’installer à Las Planas ? 
- C’est “les fruits et légumes” “ Dédé ”. C’était à côté de Madame Agnelli. 
P.P : Depuis quand  y  a t-il un médecin ? 
- Cela fait 20 ans. Nous, nous allions à St Sylvestre 
P.P. Y avait-il une route qui montait à Las Planas ? 
- oui mais  pas la route que vous connaissez, car il y avait une ferme là avec des vaches. Nous, nous prenions un petit sentier qui débouchait derrière l’école, là où ils ont détruit, il y avait une source. On allait laver le linge, il  y avait un lavoir. La source existe toujours, mais  elle coule plus bas. 

A l’époque, pendant la guerre, mon père nous faisait des chaussures avec des billots d’olivier, mais nous 
on descendait pieds nus été comme hiver et arrivés à l’école on remettait nos chaussures pour ne pas les 
user. Quand on allait danser, pareil, on remettait nos espadrilles après la traversée du vallon. Il y avait un 
grand dancing quand nous avions 15 ans. 
P.P. L’école était chauffée ? 
- Non, pas comme maintenant, chacun amenait un morceau de bois, les filles du petit bois et les garçons 
des buches. Il y avait un poële au milieu de la classe. 
Les classes allaient de la 6ème à la 1ère, jusqu’au certificat d’étude, mais c’était dur. Moi je ne suis pas 
arrivée jusque là. Il faut dire que nous autres, on travaillait à la maison, on devait garder les bêtes, on 
n’avait pas le temps de faire les devoirs. 
P.P. Il y avait des maitres ou des maitresses ? 
- Des maitres pour les garçons et des maitresses pour les filles. L’école était séparée , on ne pouvait pas 
voir les garçons. Il y avait des maitresses qui attendaient dehors et qui interdisaitent de parler aux 
garçons. C’était sévère. 
P.P. Et la cantine ? 
- Cela n’existait pas mon petit. On remontait à la maison le midi. 
P.P.Combien étiez vous par classe ? 
- 35,  fifille !! Et qui marchaient à la baguette. 
Mr Meline : et heureusement qu’ils étaient durs avec nous car on ne sait pas ce que nous serions 
devenus. J’étais orphelin, et je remercie mon maitre monsieur Roland qui m’a  donné plus d’un coup de 
pied au derrière. C’est grace à lui que j’ai eu mon certificat d’étude et mon brevet. 
P.P. Quel sport pratiquiez vous ? 
 - On montait à la corde, on jouait au ballon, on courrait, et surtout on apprenait à coudre, à broder, 
faire des chaussures en corde, la cuisine. A 13 ans on  travaillait.
Interview réalisé par Julien, Julia, Julien, Jérémy,Coline, Alicia (CLUB JOURNAL)  Sommaire

 
 
  
REPORTAGE : RETOUR DANS LE PASSE ...AU DEBUT DE L’ANNEE, NOS REPORTERS SONT ALLES ENQUETER DANS LE QUARTIER ET INTERROGER LES ANCIENS SUR LEUR MODE DE VIE IL Y A 50 ANS. ILS ONT RENCONTRE MADAME AGNELLI QUI VEND LA 
PRESSE  ET DES TAS D’AUTRES CHOSES A LAS PLANAS DEPUIS 1963



INTERVIEW DE Mme AGNELLI  Sommaire
 

Planas Parade .Pourriez-vous nous dire votre âge ? 
-  J’ai 67ans. 
P.P. Depuis quand habitez-vous le quartier ? 
- Depuis 1963. Avant nous habitions à Isola. 
P.P. Où alliez-vous à l’école ? 
- A Isola,. Il y avait beaucoup plus d’habitants à l’époque
P.P. Quel moyen de transport utilisiez- vous ? 
- Nous nous rendions à l’école à pieds. 
P.P. Quand ont  été construites les Résidences de France ? 
- Elles ont été construites en 72 
P.P. Qui avait t –il  à la place ? 
- Il y avait des champs de blettes 
P.P. Qu’y avait-il comme commerçants ? 
- Il y avait seulement le marchand de tabac qui faisait auberge et une petite épicerie dans le boulevard de 
Las Planas.. 
 P.P. Où alliez vous faire vos courses ( pain ,journal ...) 
Quand les H L M ont été construites en 63, les commerçant ont commencé à s’installer dans le quartier. 
On trouvait de tout. 
P.P. Y avait-il des animaux de ferme ? 
Avant 63 il y en avait, mais après, plus. Il y avait surtout des légumes , des courgettes,  des olives 
. P.P. Quel a été le premier commerçant à s’installer à Las Planas  ? - Une petite épicerie et une cave à vin, mais maintenant ils n’y sont plus. 
 

P.P. Vous avez toujours été bazar, où on trouve de tout , comme dans un village ? 
- Oui, c’est comme un village ici, comme Isola, les gens nous demandent des articles et  au fur et à mesure on essayait de contenter tout le monde. 
P.P. A Isola, l’école était aussi petite que maintenant ? 
- Non il y avait 3 classes, beaucoup plus d’élèves, on était plus de 100, maintenant il doit y avoir 12 
élèves
P.P. Et le moulin, il fonctionnait encore ? 

- Oui, mais il a dû s’arrêter dans les années 46 
P.P. Y avait il une route qui conduisait à Las Planas 
- Avant 63 c’était le boulevard Las Planas . La route que vous connaissez actuellement n’existait pas. 
Elle a été construite en même temps que les H.L.M 
P.P. Vos enfants allaient-ils  à l’école à Las Planas. 
- Mon petit fils, oui. Ma fille à Isola, puis à Gorbella
P.P. Partiez vous en vacances ? 
- Oui, chez nous à Isola. 
P.P. A quoi jouaient les enfants ? 
- Aux billes, à cache-cache, à la marelle, on jouait aussi aux osselets. 
P.P. Il y avait déjà une station de ski à
 Isola ? 

- A Isola, non. Il y avait Auron, mais c’était tout petit. 
P.P. L’école Las Planas existait elle déjà quand vous êtes arrivés ? 
- Non, ils ont fait des préfabriqués et ensuite l’école. Le GRETA non plus n’existait pas. Il y avait des  champs de légumes. 
Interview réalisé par Julien, Julia, Julien, Jérémy,Coline, Alicia (CLUB JOURNAL)  Sommaire